The Frontierland that Never Was

Lors de la phase de conception de Disneyland Paris, les Imagineers souhaitaient réimplanter les attractions classiques des parcs américains tout en les revisitant aux goûts du public européen. C’est ainsi que Frontierland est devenu cette vision fantasmée de l’Ouest, popularisée en Europe par le cinéma. Le land fut d’ailleurs élaboré de façon très cinématographique avec une storyline qui relie tous les éléments qui le composent entre eux. Attractions, restaurants, boutiques ou simples décors, tout raconte l’histoire de Thunder Mesa, cette ville minière créée grâce à la ruée vers l’or pendant la seconde moitié du XIXème siècle. Comme pour tout projet, il est toujours des concepts inachevés et aujourd’hui, nous allons nous pencher sur les attractions abandonnées du Frontierland de Disneyland Paris.

Geyser Mountain

Appelé aussi Geyser Drop, ce projet faisait partie d’un important plan de développement du parc à la fin des années 90. Prévue comme une E-Ticket Attraction, il aurait s’agit d’une tour de chute (drop tower) avec une technologie très similaire à celle de la Tour de la Terreur, l’originale ayant ouvert à Walt Disney World en 1994. Elle aurait été implantée derrière la zone des geysers à côté de Phantom Manor.

L’attraction avait aussi été envisagée pour le Frontierland de Disneyland Californie à la même époque. Une description détaillée de l’expérience est disponible sur Internet : La file d’attente aurait commencé par un chemin traversant un paysage rocheux semblable à celui de Big Thunder Mountain. En avançant, il y aurait eu de plus en plus de petits geysers et de flaques bouillonnantes, signe que l’activité géothermique de ce lieu est particulière. Des machines étranges auraient été exposées aux alentours, révélant que cet endroit  était occupé par un inventeur excentrique faisant des expériences de forage. Les visiteurs entraient ensuite dans une sorte de grange, le sommet escarpé de la montagne étant visible derrière elle. Cette cabane était l’atelier de l’inventeur qui s’est entraîné sur ce terrain avant de creuser les galeries pour les mineurs de Big Thunder Mountain. Durant ses recherches, il a trouvé nombre de géodes et autres cristaux provenant de grottes souterraines. La pièce aurait été décorée de ses découvertes et de ses outils. En plus de cela, un plan des galeries était affiché au mur, indiquant la présence d’un immense geyser pouvant entrer en éruption à tout moment. La carte était accompagnée d’une note de l’inventeur pour lui-même rappelant que le pont construit à cet endroit a besoin de réparations. En sortant de l’atelier (qui faisait peut être office de préshow), les visiteurs montaient à bord de gros véhicules de forage semblables à celui de Gaëtan la Taupe dans le film Atlantide l’Empire Perdu. S’en suivait un parcours à travers des cavernes remplies de chutes d’eau souterraines et de cristaux colorées (utilisant probablement des effets en lumière noire) rappelant des scènes de l’attraction Mine Train Through Nature’s Wonderland. Vers la fin du tour, le chemin ramenant à la grange se révélait bloqué et le seul passage possible était par le pont en mauvais état mentionné sur la carte. Alors que le véhicule traversait la passerelle, des grondements se faisaient entendre dans les profondeurs. Pour ajouter encore plus de tension à cette scène, des stalagmites acérées auraient été visibles sous le pont. Alors que le passage était sur le point de s’effondrer, le véhicule se serait retrouvé propulsé en l’air par le geyser entré en éruption. Dépassant le sommet de la montagne, les visiteurs auraient eu une brève vue panoramique sur Frontierland avant de redescendre sur un chemin les ramenant à la zone de débarquement. Une boutique de souvenirs à la sortie était également prévue.

Ce modèle aurait ainsi pu être fidèlement transposé à Disneyland Paris ou adapté, plus simplement et plus probablement, en un ascenseur de puits minier. Descendant toujours plus bas, les guests auraient vu sur plusieurs niveaux des galeries accueillant les expérimentations de l’inventeur, les cavernes colorées et la zone instable du geyser qui aurait propulsé la plateforme jusqu’en haut de la tour dans un nuage de vapeur. L’Imagineer Bob Baranick était à la tête du projet pour le parc français et comptait parmi son équipe Jeff Burke et Pat Burke, respectivement Show Producer et Set Production Designer de Frontierland. Pat Burke a imaginé l’aspect extérieur de l’attraction qu’il a matérialisé sur un concept art et avec une maquette. Il s’est inspiré de la Wrigley Chewing Gum Mansion en Californie pour la partie supérieure et de la Tour Eiffel pour sa structure métallique. Il souhaitait également ajouter une roue, des pompes à vapeur et des moteurs pour donner un côté dynamique à cet édifice qui aurait été construit en bois et en acier.

Recréation par Andreas Seltenheim sur Planet Coaster

Son développement ayant débuté en 1996, Geyser Mountain aurait été planifiée comme un gros coup marketing pour Disney car elle aurait été la première attraction du genre en Europe. Elle aurait été prévue en France pour 1999, puis repoussée pour 2000-2001 avant d’être définitivement délaissée pour plusieurs raisons. Geyser Mountain ne fut pas réalisée à Disneyland Californie car l’attention était portée sur l’ouverture de Disney California Adventure, pour 2001. Il en fut de même pour Disneyland Paris avec les Walt Disney Studios en 2002. La technologie a finalement été réutilisée pour des duplications de la Tour de la Terreur dans les nouveaux parcs quelques années plus tard. Reproduire une attraction déjà existante s’avérait moins coûteux. Le projet soulevait également des problématiques au sujet de sa taille qui aurait nécessité de l’enfouir profondément dans le sol et son élévation aurait pu jurer avec la hauteur de Big Thunder Mountain, brisant les effets de perspective. De même, l’aspect solennel et isolé de Phantom Manor s’en serait trouvé amoindri. L’attraction aurait aussi eu des faiblesses au niveau de la durée de l’expérience (à peine plus d’une minute), de la capacité de visiteurs par heure et elle n’était pas adaptée pour les plus jeunes. En plus de tout cela, les évènements tragiques du 11 Septembre 2001 ont beaucoup affecté les décisions de Walt Disney Imagineering à l’époque.

Si Geyser Mountain avait existé à Disneyland Paris, nul doute que son esthétique et sa storyline se seraient bien implantés dans la mythologie de Thunder Mesa. Qui sait, le propriétaire de ce site industriel aurait pu être un des associés d’Henry Ravenswood ou un prétendant de sa fille Mélanie. Les structures métalliques que l’on voit sur le portrait de Barry Claude ne seraient-elles pas un hommage à cette attraction qui ne vit jamais le jour ?

Splash Mountain

Un Splash Mountain a longtemps été discuté pour Disneyland Paris suite au succès de la version originale de Disneyland Californie ouverte en 1989 et de ses duplications en Floride et à Tokyo en 1992. Cette attraction faisait également partie des suggestions du plan de développement de la fin des années 90. Adapté d’un dessin animé, il avait été proposé de la mettre à Fantasyland mais son fort potentiel western l’aurait finalement mieux vu à Frontierland, près des Rivers of the Far West ou encore vers Frontierland Depot. Reproduire un ride existant aurait permis de faire des économies mais les Imagineers souhaitaient que cette version soit différente des autres. En effet, le film Mélodie du Sud étant sujet à polémiques est aussi moins populaire en Europe. Il a donc été proposé de la rethématiser sur Pocahontas ou encore Davy Crockett, voire même d’en faire un Splash Mountain sans aucune licence. Le parcours aurait été plus court avec moins d’audio-animatronics mais la drop aurait été plus grande afin d’essayer de se démarquer de la concurrence des autres parcs européens possédant déjà des flume rides (bûches). Parmi les problématiques autour de ce projet, les Imagineers prenaient également en compte la météo parisienne rendant l’attraction indisponible lors des saisons hivernales. Il a même été suggéré d’avoir deux versions du parcours, dont une exclusivement en intérieur pour les périodes froides. Splash Mountain a été l’un des rides avortés les plus sérieusement considérés et ce, à plusieurs reprises. Son abandon est du au fait qu’il était jugé trop cher à construire et à entretenir.

Concept Art pour Disneyland Paris où on peut voir le flume ride en arrière plan

Thunder Mesa Lumber Co.

Autre attraction aquatique proposée pour Frontierland, Thunder Mesa Lumber Company (appellation non définitive) aurait été exclusive à Disneyland Paris. Il aurait s’agit d’un flume ride avec des embarcations en forme de rondins et sa thématisation en aurait fait la scierie de Thunder Mesa. Brièvement développée à la fin des années 80 pendant la phase de conception du parc parisien, cette attraction aurait servi à enrichir davantage la storyline du land. L’idée de ce ride venait du fait que l’Imagineer Pat Burke avait ramené des Etats Unis beaucoup d’objets authentiques liés à la mine et au travail du bois pour décorer Frontierland lors de la création du parc. Il aurait été situé entre Big Thunder Mountain et Cottonwood Creek Ranch. Les décors auraient été réalisés en vrai bois et le parcours, comprenant deux drops, aurait été fabriqué en fibres de verre. Vers la fin du tour, les bûches se retrouvaient face à une immense scie qui menaçait de couper l’embarcation en deux. De taille plus modeste comparée à Splash Mountain, l’attraction aurait été moins coûteuse mais elle aurait cependant souffert des mêmes problèmes liés au climat. Son manque d’ambition et les coupes budgétaires lors de la construction de Disneyland Paris on fait qu’elle ne s’est jamais concrétisée.

Cependant, l’idée de la scierie de Thunder Mesa fut ressuscitée en 2019 avec la réhabilitation du Chaparral Theater. Désormais devenu le Frontierland Theater, l’extérieur de cette salle de spectacle s’intègre dans le land sous la forme d’un grand hangar en bois. La décoration évoque clairement une scierie avec, par exemple, la présence d’un lustre fabriqué à partir d’une lame de scie circulaire. En 2020, un message indiquant  T.M. Burr Lumber Co. a été rajouté sur la façade, démontre bel et bien que ce bâtiment est supposé être le local d’une entreprise travaillant le bois. Si le flume ride avait existé, sa thématisation aurait pu ressembler à ce qui a été fait pour le théâtre. La présence d’une scierie à Thunder Mesa renforce en tout cas la cohérence et la richesse de sa storyline, surtout depuis qu’un personnage lié à ce domaine a été introduit à l’intrigue de Phantom Manor. En effet, Sawyer Bottom, l’un des prétendants de Mélanie Ravenswood était le propriétaire d’une scierie (probablement celle-ci) et a connu une fin atroce, découpé en deux par une scie tranchante. Son usine aurait pu ainsi être reconvertie en salle de spectacle après que son activité ait cessé.

Lil’ Thunder Mine

Et si Big Thunder Mountain avait eu un petit frère ? Lil’ Thunder Mine était un projet de ‘train de la mine’  visant principalement les plus jeunes visiteurs n’ayant pas la taille requise pour la Randonnée la plus Dingue de l’Ouest. Comparable à Casey Jr, il aurait s’agit d’un kiddie coaster avec un circuit assez court et une vitesse modérée. Un concept art de Julie Svendsen, l’Imagineer qui a notamment réalisé des portraits pour Phantom Manor, donne quelques informations sur le contenu de cette attraction. Dans un décor un peu plus cartoonesque que le reste du land, on y aurait trouvé des cactus anthropomorphes, des formations rocheuses en mouvement, une explosion de dynamite dans une mine et un passage à travers une caverne où coule une source aux couleurs de l’arc-en-ciel. Tous ces éléments sont directement repris de Mine Train Through Nature’s Wonderland, comme un hommage à cette attraction disparue de Disneyland Californie, remplacée en 1979 par Big Thunder Mountain Railroad. Lil’ Thunder Mine faisait partie des propositions pour Frontierland lors de la conception de Disneyland Paris mais elle passa aussi à la trappe pour des raisons budgétaires et son potentiel faible débit par heure.

Stunt Shows

En plus des attractions et du décor, les Imagineers avaient une réelle volonté de rendre Frontierland le plus vivant et immersif possible. Ils souhaitaient que le land puisse accueillir un spectacle de cascades, à thème western bien évidemment. Après l’ouverture du parc, l’idée était de construire une arène pour ce show original à l’emplacement qui deviendra plus tard le Chaparral Stage. Comme pour Moteurs, Action! aux Walt Disney Studios, il y aurait eu des gradins et un décor avec lequel les acteurs et effets spéciaux auraient interagis. Concernant le contenu du spectacle, il avait été proposé un numéro de rodéo (non retenu à cause des lois françaises sur la protection des animaux), une fusillade de type braquage de banque shérif versus bandits ou encore une attaque de train. Il avait même été discuté de déplacer cette dernière suggestion au niveau de Frontierland Depot. Ce projet, plutôt géré par le département spectacles de Disneyland Paris que Imagineering, fut annulé pour ne pas faire trop répétitif face au Buffalo Bill’s Wild West Show de Disney Village. Frontierland a cependant connu, entre 1992 et 1993, un petit spectacle de cascades mettant en scène Zorro sur les toits du restaurant Fuente Del Oro.

Bonus : A propos du Funete Del Oro, il avait initialement été prévu comme un restaurant chinois. Le thème était justifié car historiquement correct. En effet, une grande communauté chinoise avait pris part à la ruée vers l’or dans l’Ouest américain et travaillait comme ouvriers dans les mines. L’aspect asiatique, jugé trop exotique pour la version européenne du land (d’autant plus qu’Adventureland est situé juste à côté), s’est transformé en thème mexicain, plus proche géographiquement de cette vision de l’Amérique représentée ici.

Malgré leurs souhaits et leurs ambitions, les Imagineers ont dû faire des choix et s’adapter aux diverses restrictions et contraintes. Tous ces projets n’auraient pas pu exister à Frontierland en même temps, faute de place et de moyens. Si ces attractions s’étaient concrétisées, seraient-elles devenues des classiques incontournables ? Comment auraient-elles évolué ? Auraient-elles fini par être détruites ou remplacées ? Nous ne pouvons que spéculer sur les informations à notre disposition. Mais les parcs sont en perpétuelle évolution et comme l’a dit Walt Disney lui-même « Disneyland ne sera jamais achevé tant qu’il restera en ce monde une parcelle d’imagination »  qui sait ce que l’avenir réserve au royaume magique. Étant donné qu’une idée ne se perd jamais vraiment chez Walt Disney Imagineering, verra-t-on un jour ces attractions sous une forme ou une autre ?

#Galaad Spectre

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The Frontierland that Never Was

During the conception phase of Disneyland Paris, Imagineers wanted to reintroduce  some of the classic attractions from the american parks while revisting them to fit the tastes of european audiences. So Frontierland became this romanticized vision of the Wild West, popularized  in Europe by movies. The land was designed in a very cinematographic way with a storyline linking all its elements. Attractions, restaurants, shops and decors, all serve the purpose of telling the story of Thunder Mesa, a mining town erected thanks to the Gold Rush during the XIXth century. As for all projects, there is always unfinished concepts and today, we are taking a look upon the abandonned attractions of Disneyland Paris’ Frontierland.

Geyser Mountain

Also called Geyser Drop, this project was part of an important park development plan in the late 90’s. Planned as an E-Ticket Attraction, it would have been a drop tower with a similar technology to the Tower of Terror, the original ride opened in 1994 at Walt Disney World. It would have been set up behind the geyser zone next to Phantom Manor.

The attraction was also considered for Disneyland California’s Frontierland in the meantime. A detailed description of the experience is available on the Internet : The queue line would have started by a path through a rocky landscape in the likeness of Big Thunder Mountain. Going further, there would have been numerous small geysers and bubbling puddles, sign of the peculiar geothermal activity of this place. Stranges machines would have been exposed in the area, revealing the presence of an excentric inventor who have settled here to perform digging tests. Guests would then enter in a sort of barn, with the craggy top of the mountain seen behind it. This cabin was the inventor’s workshop who tested his machines there before drilling tunnels for the miners of Big Thunder Mountain. During his ressearch, he has found a lot of geodes and colorful crystals in the caverns below. The room would have been decorated with his tools and his findings as well as with a map of the galleries pinned on the wall. It mention the location of a massive underground geyser which can errupt at any moment. A handwritten note on the map from the inventor to himself says that a bridge constructed above this geyser needed repairs. Exiting the workshop (probably the preshow), visitors would then climb on board of big drilling vehicles similar to Gaetan Molière’s machine in the movie Atlantis the Lost Empire and go for an exploration of the caverns filled with underground waterfalls and colorful crystals (probably using black light effects). This part of the ride would have reminded of scenes from the extinct Mine Train Through Nature’s Wonderland. Near the end of the tour, the way leading back to the barn would have been obstructed so the only passage to exit would have been by taking the bridge mentionned earlier on the map. As the vehicle crossed the rickety bridge, rumbles would have being heard in the depths. To add more tension to this moment, sharp stalagmites would have being seen under the bride. As the path was about to collapse, the vehicle would have been projected in the air by the erupting geyser. Pushed to the top of the mountain, guests would have a quick panoramic view on Frontierland before going down to the path leading back to the un/loading zone. A gift shop was also planned at the exit.

This model could have been faithfully transposed in Disneyland Paris or adapted, more simply and probably, into a mining pit elevator. Going down deeper and deeper, guests would have seen the tunnels hosting the inventor’s experiments, the colorful caves and the unstable geyser zone on several levels. Then the geyser would have projected the platform to the top of the tower in a cloud of steam. Imagineer Bob Baranick was leading the project for the french park and his team featured Jeff Burke, Show Producer of Frontierland and Pat Burke, Set Production Designer. Pat Burke designed the ride’s exterior and materialized it on a concept art and with a model. He took inspiration from the Wrigley Chewing Gum Mansion in California for the upper part and from the Eiffel Tower for its metallic structure. He also wanted to add a wheel, steam pumps and motors to give some dynamic to the building made of wood and steel.

Recreation by Andreas Seltenheim on Planet Coaster

Geyser Mountain’s develompent started in 1996 and Disney would have planned it as a big marketing strike for this attraction would have been the first of its kind in Europe at the time. It was set up for an opening in 1999 in France, then postponed to 2000-2001 before being abandonned for several reasons. Geyser Mountain wasn’t made in Disneyland California because all the attention was focused on the opening of Disney California Adventure in 2001, same for Disneyland Paris’s Walt Disney Studios in 2002. The technology was finally used for copies of the Tower of Terror a few years later in these new parks. Reproducing an already existing attraction was less expensive. The project also had to deal with some issues about its size which needed to build a part of the structure deep underground and its elevation would have broken the forced perspective illusion with Big Thunder Mountain. Phantom Manor’s solemn position and isolation at the top of a hill would also have been less striking if a big tower was located right next to it. The attraction would also have faced problems with the lengt of the experience (a bit more than a minute), the capacity of guests per hour and this ride wasn’t suited for young audiences. More than all of this, the tragic events of September 11, 2001 had seriously affected Walt Disney Imagineering’s decisions at the time.

If Geyser Mountain had existed at Disneyland Paris, no doubt that its aesthetic  and storyline would have merged well with Thunder Mesa’s lore. Who knows, the owner of this industrial site could have been one of Henry Ravenswood’s buisness partner or one of Melanie’s suitors. The metallic structures in the background of Barry Claude’s portrait could be an hommage to this attraction that never saw the light of day ?

Splash Mountain

Splash Mountain was discussed for Disneyland Paris for a long time, following the succes of Disneyland California’s original ride which opened in 1989 and its duplications in Florida and Tokyo in 1992. This attraction was also part of the suggestions from the late 90’s park development plan. Adapted from an animated movie, it was proposed to put it in Fantasyland but its strong western potential better fitted Frontierland, near River of the Far West or Frontierland Depot. Making a replica of an already existing attraction was cheaper but Imagineers really wanted to do something different with this one. Indeed, Song of the South, more than being polemical is not that well known in Europe. So it was considered to retheme it with Pocahontas or Davy Crockett or even to make a Splash Mountain withtout any Intellectual Property attached to it. The ride would have been shorter and with less audio-animatronics but its drop would have been higher to try to distinguish itself from the other flume rides in other european parks. Among the problems surrounding this project, Imagineers took the parisian weather into consideration which would have made the attraction unavailable during cold seasons. It was even suggested to make two different tracks, including one exclusively indoors for the winter. Splash Mountain was one of the aborted rides which was the most seriously considered and several times. It was scrapped because it was too expensive to construct and maintain.

We can see the flume ride on this concept art for Disneyland Paris

Thunder Mesa Lumber Co.

Another water ride suggested for Frontierland, Thunder Mesa Lumber Company (non definitive name) would have been exclusive to Disneyland Paris. It would have been a flume ride with logs shaped boats and, according to its theme, would have been Thunder Mesa’s sawmill. Briefly developed in the lates 80’s during the parisian park’s conception phase, this attraction would have extended the land’s storyline. The idea came from the fact Imagineer Pat Burke brought back a lot of objects linked to the mining industry and wood work during his travels in the US to put into Frontierland’s set. It was intended to be located between Big Thunder Mountain and Cottonwood Creek Ranch. The sets would have been made of real wood and glass fibers, including two drops. Near the end of the tour, the logs would have faced a massive sawblade treatening to cut the boat in two. Smaller in size compared to Splash Mountain, the attraction would have been less expensive to make but it would have faced the same weather related problems. Its lack of ambition and budgets cuts during the construction of Disneyland Paris sealed its fate and the ride was scrapped.

However, the idea of Thunder Mesa’s sawmill was ressurected in 2019 with the refurbishment of the Chaparral Theater. Now called Frontierland Theater, the exteriors of this show hosting room fits the land’s sets as a wooden building. The decor is clearly reminescent of a sawmill with its chandelier made of lanterns and a sawblade. In 2020, a text which say T.M. Burr Lumber Co. Was added on the facade and cements the idea of this place being the factory of a company which exploits wood. If the flume ride would have existed, its thematisation could have looked like what was done with this theater. Anyway the presence of a sawmill in Thunder Mesa reinforce the coherence and the richness of its storyline. Especially since a character linked to this industry was added to the plot of Phantom Manor. Indeed, Sawyer Bottom, one of Melanie Ravenswood’s suitors, was the owner of a sawmill (probably this one) and met his doom by being cut in half by a sharp buzz saw blade. His factory would then have been turned into a theater once its activity ended.

Lil’ Thunder Mine

What if Big Thunder Mountain had a little brother ? Lil’ Thunder Mine was a ‘mine train’ type project especially intended for young visitors too small to go on the Wildest Ride in the Wilderness. Like Casey Jr, it would have been a kiddie coaster with a shorter course and a slower speed. A concept art by Julie Svendsen, the Imagineer who painted some of Phantom Manor’s portraits, reveals some informations about the content of this ride. In a more cartoonish set than the rest of the land, guests could have ecountered friendly anthropomorphic cactus, moving rock formations, witnessed a dynamite explosion in a small mine and explored a cave with rainbow colored waterfalls. All these elements  were directly taken from Mine Train Through Nature’s Wonderland, as an hommage to this original Disneyland extinct attraction. It was replaced by Gig Thunder Mountain Railroad in 1979. Lil’ Thunder Mine was part of the proposed rides during the conception of Disneyland Paris but it didn’t made the final cut because of the budget cuts and it’s low capacity of guest per hour.

Stunt Shows

More than the attractions and the sets, Imagineers had the will to make Frontierland as alive and immersive as possible. They wished the land could host a western themed stunt show. After the park’s opening, the idea was to construct an arena where the Chaparral Stage was for this original show. As for Moteurs, Action ! In Walt Disney Studios park, there would have been bleachers and a set allowing the actors and effects to interact with. About the actual content of the show, it was considered to have a rodeo number (scrapped because of the stricts animal protection laws in France), a shooting scene like a bank robbery, sherif versus bandits or a train attack. It was even discussed to move this last proposition to Frontierland Depot. This project was more in the hands of the Disneyland Paris Show Dept than Imagineers and it was cancelled for being judged too repetitive compared to the Buffalo Bill’s Wild West Show in Disney Village. However, Frontierland has known a small stunt show featuring Zorro on the roof of the Fuente Del Oro restaurant from 1992 to 1993.

Bonus Fact : Speaking of Fuente Del Oro, it was initially planned as a chinese restaurant. The theme was justified because of historical accuracy. Indeed, a big chinese community took part in the West Gold Rush and worked in the mines. The asian aspect was judged too exotic for the european version of the land (and as Adventureland is just located next to it), it became a mexican restaurant, Mexico being geographically closer to this vision of America as depicted here.

Despite their wishes and ambitions, Imagineers had to make choices and adapt to the various restrictions. All these projects couldn’t have existed at the same time in Frontierland because the area is limited. If these attractions had seen the light of day, would have they become cult classics ? How would have they evolved ? Would have they endend up by being removed or rethemed ? We can only speculate on the informations we have. But as the parks are constanty evolving and as Walt Disney himself said « Disneyland will never be completed. It will continue to grow as long as there is imagination left in the world. » who knows what the future of this magic kingdom will be made of. As an idea is never really lost at Walt Disney Imagineering, will we see these rides one day under one form or another ?

#Galaad Spectre

SOURCES

https://disneyandmore.blogspot.com/2010/03/disneyland-paris-that-never-was-part_17.html

https://disneyandmore.blogspot.com/2017/08/disney-and-more-tribute-to-wdi.html

https://www.disneycentralplaza.com/t25567-projets-abandonnes-du-parc-disneyland

https://www.disneycentralplaza.com/t59790p160-frontierland-theater-frontierland-2019

https://www.laughingplace.com/w/blogs/disney-extinct-attractions/2016/12/01/disney-extinct-attractions-geyser-mountain/

https://insightsandsounds.blogspot.com/2021/03/art-surfaces-for-disneyland-paris-log.html

https://insightsandsounds.blogspot.com/2008/03/stunt-show-at-disneyland-paris.html

https://www.disneyphile.fr/geyser-mountain-frontierland/

https://www.disneyphile.fr/attractions-envisagees-disneyland-paris/

http://jimhillmedia.com/editor_in_chief1/b/jim_hill/archive/2003/09/25/why-for-what-happened-to-the-geyser-mountain-ride-imagineers-hoped-to-add-to-disneyland.aspx

https://radiodisneyclub.fr/concept-imagineering-geyser-mountain/

https://disneyandmore.blogspot.com/2009/02/disneyland-paris-frontierland-stunt_13.html

Jérémie Noyer, Entretiens avec un empire, Rencontres avec les artistes Disney, Volume 3, Disneyland Paris raconté par ses créateurs, ed. L’Harmattan, 2012

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Review : The Haunted Mansion comics by Marvel

En ces temps troublés où il vaut mieux rester chez soi et pour compenser le vide que la fermeture des parcs laisse dans nos cœurs, des lectures sur l’univers Disney sont une bonne alternative. Ce mois-ci, je voudrais vous parler des comics The Haunted Mansion écrits par Joshua Williamson, avec des illustrations de Jorge Coelho et édités en 2016 par Marvel comics. Cette série en 5 parties est issue de la collection Disney Kingdoms dans laquelle figure également d’autres histoires inspirées d’attractions des parcs comme Enchanted Tiki Room, Big Thunder Mountain ou encore Seekers of the Weird (d’après le projet avorté The Museum of the Weird prévu originellement pour the Haunted Mansion à la fin des années 50). Depuis le rachat de Marvel par la firme aux grandes oreilles, cette dernière a cherché une collaboration autre que pour le médium cinématographique et c’est ainsi que fut créée cette collection. Pour The Haunted Mansion, chaque numéro comprend des variantes de couverture pour les collectionneurs et il existe également une version intégrale en un seul volume avec en bonus des concepts art de l’attraction originale par l’Imagineer Marc Davis. Les comics étaient disponibles à la vente dans les parcs Disney américains, dans les librairies spécialisées et sur internet et bien qu’ils se soient raréfiés après leur année de sortie, on peut encore s’en procurer en cherchant un peu.

L’Histoire

Un adolescent nommé Danny est fasciné par les rumeurs qui courent sur un vieux manoir abandonné aux abords d’une ville de la Nouvelle Orléans où il habite mais il n’ose cependant pas l’explorer seul. Son grand-père, un aventurier intrépide, lui avait promis qu’ils le feraient un jour tous les deux. Hélas, celui-ci décède lors d’une expédition en montagne avant qu’ils puissent réaliser ce projet. Quelque temps plus tard, Danny reçoit un appel à l’aide de Madame Leota, l’esprit d’une voyante enfermée dans sa boule de cristal qui lui demande de venir porter secours aux fantômes résidants dans ce manoir hanté. En effet, les paisibles revenants sont sous le joug d’un esprit malfaisant, le Capitaine, qui les retient prisonniers. Apprenant que l’âme de son défunt grand père est parmi eux et que seul un proche vivant peut briser la malédiction du pirate, Danny accepte de les aider. Cependant, le Capitaine a son propre projet : trouver un trésor caché dans la maison qu’il a passé sa vie à chercher et il veut utiliser le jeune garçon pour y parvenir. Cela implique d’aller dans le grenier où se trouve la terrible veuve noire Constance que même les fantômes redoutent. Danny devra affronter ses peurs pour rompre la malédiction, sauver les revenants et trouver une sortie.

Avis

La voir souvent référencée lors des recherches que j’ai faites sur les personnages de The Haunted Mansion est ce qui m’a poussé à m’intéresser à cette BD. N’étant pas une habituée des comics, je l’ai cependant apprécié parce qu’il respecte assez bien la mythologie de l’attraction et y fait de nombreuses références. Les clins d’œil au ride sont aussi bien visuels que textuels et la mise en couleurs par Jean-François Beaulieu retranscrit plutôt fidèlement son ambiance. On sent que les auteurs ont mis beaucoup de soin dans les détails et Jorge Coelho a su équilibrer l’esthétique du matériau de base et son style personnel.

L’histoire se tient et alterne harmonieusement les passages d’exposition et d’action. L’auteur est apparemment habitué aux récits horrifiques et il offre ici quelques scènes angoissantes bien amenées. Le scénario aurait fait un bon film ou une série et je trouve qu’elle utilise mieux l’esprit et le lore de l’attraction que le film de 2003 avec Eddie Murphy. De même, on y voit plus de personnages et de décors issus directement du ride. Des éléments sont juste là pour le cameo et d’autres sont utilisés intelligemment pour faire avancer l’intrigue. Le personnage de Pickwick, pourtant simple figurant dans l’œuvre originale est ici vraiment mis en avant et le Capitaine est un hommage à la première storyline abandonnée de The Haunted Mansion dans laquelle la demeure appartenait à un pirate. Les antagonistes sont réussis avec un Capitaine menaçant et une Constance absolument terrifiante. On regrettera peut-être la sous-exploitation de certains fantômes iconiques de l’attraction, surtout les Hitchhiking Ghosts. Quant à Danny, le protagoniste, il est l’archétype du gentil garçon un peu solitaire mais il n’est pas idiot ou énervant.

Je pense qu’il faut connaître l’attraction pour vraiment saisir toutes les subtilités de cette BD. Ceux qui sont familiers avec le ride rentreront plus facilement dans l’histoire mais il y a cependant assez d’explications claires pour qu’elle soit accessible à tout le monde. J’ai personnellement adoré les traits d’humour méta comme les références au retour du Hatbox Ghost et Haunted Mansion Holiday dans les dialogues. Il y a également des idées très intéressantes suggérant un univers étendu. Le manoir est une maison de retraite pour les fantômes mais il en existe d’autres dans le monde reliées entre elles et les esprits peuvent voyager à travers ces lieux.

Si il y avait un point négatif à relever, je dirai que le scénario est un peu téléphoné et que certaines situations sont facilement résolues mais comme il s’agit d’un format court, c’est acceptable. Ce comic mériterait d’être plus long afin de prendre le temps de développer davantage l’intrigue, les personnages et l’ambiance. L’histoire du manoir en lui-même n’est pas explorée, il y a juste quelques éléments du passé du Capitaine et de Constance qui sont évoqués en flash back.

Même si le texte est en anglais et qu’il n’existe pas de version traduite, le comic se lit facilement et rapidement. On passe un bon moment en se replongeant dans l’univers de The Haunted Mansion à travers ces pages. Pour conclure, c’est une lecture agréable que je recommande aux fans de l’attraction, aux amateurs des parcs Disney et aux curieux de tous âges.

#Galaad Spectre

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Review : The Haunted Mansion comics by Marvel

In these troubled times where it’s better to stay at home and to compensate the void left in our hearts by the closure of the parks, reading about Disney’s universe is a good alternative. This month, i would like to talk to you about The Haunted Mansion comics written by Joshua Williamson, illustrated by Jorge Coelho and published in 2016 by Marvel comics. This 5 entries series is part of the Disney Kingdoms collection which also features other stories inspired by Disney parks rides like Enchanted Tiki Room, Big Thunder Mountain or Seekers of the Weird (after the aborted Museum of the Weird project, originally planned for the Haunted Mansion in the late 50’s). Since Marvel was bought by the house of mouse, they searched for another type of collaboration than movies and that’s how this collection was created. For The Haunted Mansion, each entry has variant covers to please collectors and there is also a version with the complete story in one book featuring concepts art from the attraction by Imagineer Marc Davis as an extra. These comics were on sale in the american Disney parks, in comic bookstores and online and even though they became more rare over time, they can still be found when searching a bit.

The Story

A teenager nammed Danny is fascinated by the rumors circulating about the old abandonned mansion near a town of New Orleans where he lives. However, he feels he’s not brave enough to explore it alone. His grandfather, a fearless adventurer promised him they would go together one day. Alas, the man tragically died in an accident during his last mountain expedition before they did. Some times later, Danny recieves a mystic call for help from Madame Leota, the spirit of a medium in her own crystal ball. She is asking him to come to the mansion and help its ghostly residents. Indeed, the peaceful ghosts are held captive by an evil spirit only known as the Captain. Learning that the spirit of his grandfather is among them and that only a living relative can lift the pirate’s curse, Danny agrees to help. However, the Captain has his own plan : finding a treasure hidden in the mansion he’ve been searching for his whole life and he wants to use the boy to achieve his goal. It implies to venture into the attic haunted by the Black Widow Bride Constance. She’s so dangerous that even the other ghosts are afraid of her. Danny will have to face his fears to lift the curse, save the happy haunts and find a way out.

Thoughts

I saw this comic series often mentionned when i was searching for informations about the Haunted Mansion characters and this is the reason why i grew interested in it in the first place. I’m not familiar with comic books but i liked it because it makes a lot of references to the attraction and it’s pretty faithful to its lore. The many nods to the ride are as visuals as sprinkled into the texts and Jean-François Beaulieu’s coloring is faithful to its atmosphere. We can feel the autors put a lot of care into the details and Jeorge Coelho found a good balance between the aesthetic of the original material and his own art style.

The story is ok and switch between exposition and action moments with a certain harmony. As the author is familiar with horror stories, he offers here some pretty effective spooky scenes. The scenario would have been good for a movie or show and i think it makes a better use of the ride’s lore and spirit than the 2003 movie with Eddie Murphy. It features more characters and scenes from the ride. Some elements are just here for the cameo and some others are cleverly used to push the plot forward. Pickwick, who is just a background character in the ride has a more important role here and the Captain is an hommage to the first cancelled Haunted Mansion storyline in which the house was supposed to belong to a pirate. The villains are well done with a menacing Captain and Constance is truly terrifying. Alas some iconic spooks from the attraction are not used much in this story, like the Hitchhiking Ghosts. And concerning the hero, Danny, he is the archetypal nice guy and lonely teenager but he is not stupid or annoying.

I think we should know the attraction to really get all the subtle details in this comic. Those who are familiar with the ride will be immerged into the story more easily but there is enough clear explanations for everyone to understand. I personally loved the ‘breaking the 4th wall’ jokes like the references to the Hatbox Ghost’s return or the Haunted Mansion Holiday overlay in the dialogues. There is also some very interesting ideas that suggest an extended universe. The mansion is a retirement home for ghosts but there is other houses like this all arround the world and the spirits can travel from one location to another when they want.

If there was a negative point to pick up, i’d say the scenario is too easy sometimes, some situations are quickly solved but as the story is short, this is acceptable. This comic deserves to be longer to take its time to develop its plot, characters and atmosphere. The Mansion’s story is not explored, there are only a bit of flash back backstory for the Captain and Constance.

Even for the non english speakers and despite the fact there is no translation available, this comic is easy and quick to read. We have a good time going back into the Haunted Mansion’s universe through these pages. As a conclusion, i’d recommand this comic book to fans of the ride, Disney parks enthusiasts and to curious people of all ages.

#Galaad Spectre

Interview with Johan Souply (Director of the future short film «Phantom Manor – The Bride’s song»)

Depuis plus de dix ans, il nous fait rêver grâce à ses courts-métrages comme Le Vrai Disneyland, Big Thunder Mountain – Gold is Back ! ou encore la pub Ratatouille et Fête Givrée. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de dédier ce nouveau numéro d’Interview With à Johan Souply, réalisateur et producteur pour le monde du divertissement. L’occasion pour lui de nous présenter son tout nouveau projet qui a de quoi faire rêver de nombreux fans du manoir, Phantom Manor – The Bride’s song.

Peux-tu te présenter en quelques mots et nous en dire plus sur ton parcours ?

Bonjour, je m’appelle Johan, j’ai 29 ans et je suis réalisateur.  Pendant mes études audiovisuelles, j’ai commencé à faire des courts-métrages sur mes parcs d’attractions préférées. Aujourd’hui, je travaille sur des projets qui sont là pour vendre du rêve ou raconter des histoires.

Comment est venu ta passion pour le cinéma et la réalisation ?

Le premier film auquel je me souviens avoir vu au cinéma était Titanic à l’âge de cinq ans et puis plus tard, Terminator 2 à la télévision. Depuis, j’ai essayé autant que possible de créer mes propres films et j’ai ensuite combiné cette passion à celle des parcs à thèmes.

De quelle manière as-t-tu connu l’univers Disney et celui de Disneyland Paris ?

On m’a emmené à « Euro Disney » pour la première fois quand j’avais également cinq ans. Le soir, en repartant du parc, j’ai dit à mes parents que je voulais plus tard vivre et travailler là-bas. Et vingt-cinq ans après, j’ai réalisé mon rêve et je n’ai depuis pas changé mes ambitions.

Comment as-tu découvert Phantom Manor pour la première fois ?

J’ai également découvert Phantom Manor durant cette première visite. C’est aussi la seule chose dont j’arrive encore à me souvenir du séjour. La salle de bal était le truc que plus surréaliste que je n’avais jamais vu. Je ne voyais même pas le sol tellement ça me semblait grand. 

Qu’est-ce qui te passionne dans cette attraction pour en être autant fasciné des années après ?

Ça c’est une bonne question. C’est la première œuvre qui m’a donné envie d’écrire, d’imaginer, de construire des choses. J’ai trouvé ça incroyable que juste avec de la peinture, de la lumière et de la musique, on arrive à nous faire ressentir qu’une histoire tragique a eu lieu ici sans nous la raconter directement.  Rien que le fait de regarder le manoir de l’extérieur nous laisse imaginer beaucoup de choses. Cette attraction dégage des émotions similaires à un film de cinéma.

As-tu une scène et un personnage préféré ?

Mon personnage préféré est Henry Ravenswood bien évidemment car, tout comme Dark Vador, c’est un grand méchant dont son passé semble rempli d’éléments que nous devons imaginer nous-même.

Pour ce qui est des scènes, j’aime particulièrement le concept de la pièce qui s’étire et qui révèle des secrets à travers les peintures. Les gargouilles qui nous entourent et nous regardent semblent savoir ce qui va nous arriver, leurs expressions et leur position sont très puissantes et ne laisse personne indifférent. On se croirait être dans une tombe où nous sommes surveillés par ceux encore en haut. Cette scène raconte beaucoup de choses et laisse une place énorme à l’interprétation et le ressenti chez chacun d’entre-nous.

Diffusé en 2016, Gold is Back! célébrait la grande réouverture de Big Thunder Mountain après plus d’un an de fermeture.

Nous savons que tu as pu découvrir la nouvelle version de l’attraction à sa réouverture et que tu as sans doute pu l’explorer de nombreuses fois depuis. Que penses-tu de la nouvelle histoire qui nous es contée aujourd’hui ?

C’est assez effrayant de se dire qu’on va réécrire l’œuvre qui t’inspire le plus personnellement, mais j’ai fait confiance aux équipes de Disney.  Aujourd’hui, je trouve que l’attraction raconte beaucoup mieux son histoire (bien que je préfère celle de la version précédente). Quelqu’un qui la découvre pour la première fois peut en ressortir en ayant à peu près compris ce qu’il s’y passe.

Il y a pas mal de chose que je n’aime pas dans la nouvelle version, mais par contre, je trouve que les portraits dans la galerie et dans le stretch sont beaucoup mieux qu’avant car beaucoup d’éléments n’étaient pas utilisés pour raconter une histoire mais juste pour nous dire « regardez c’est étrange n’est-ce pas ? ».

Je vais vous donner un exemple : dans l’ancien tableau où Mélanie marchait dans l’eau, pourquoi un énorme monstre ressemblant à un lézard essayait-il de l’attraper ? Ça ne servait pas assez l’histoire du manoir. Et je ne parle même pas des anciens textes de la voix d’accompagnement qui nous disait carrément de ne pas avoir peur, car « ce n’est qu’un effet d’optique ».  Heureusement qu’il ne nous disait pas non plus « et ça…  ce sont des Audio-animatronics reliés à un circuit hydraulique ». Donc je suis personnellement content d’avoir connu ces deux versions car chacune ont leurs points forts et leurs points faibles.

Vidéo présentant le financement participatif proposé par Johan.

Beaucoup de nos lecteurs t’ont certainement découvert à travers tes courts-métrages comme Phantom Manor movie (ta première vidéo sur Youtube), RAVENSWOOD MANOR – Trailer HD ou encore plus récemment LE VRAI DISNEYLAND. Comment as-tu abordé ces projets à l’époque et comment ton expérience acquise depuis t’ont amené à réaliser maintenant Phantom Manor – The Bride’s Song ?

À l’époque, je voulais surtout mettre en œuvre mes idées coûte que coûte. Et je me débrouillais toujours pour trouver des compromis qui me permettaient de mettre en images ce que je voulais (quitte à ce qu’on voyait un peu les trucages). Mais aujourd’hui c’est différent, car étant professionnel dans le milieu, voir les trucages est très mal vu.

Je ne peux donc plus montrer mes idées à juste quelques internautes, je dois donc les rendre crédibles pour tous, y compris aux entreprises et aux professionnels.  C’est ici que rentre en jeu l’argent, car pour faire un film qui soit un minimum crédible, cela demande beaucoup de moyens.

Il y a quatre ans, LE VRAI DISNEYLAND nous invitait à retrouver notre âme d’enfant.

Comment t’est venu l’idée de réaliser ce projet ?

Elle m’est venue parce que ça fait dix ans maintenant que la bande-annonce Phantom Manor est sortie. Et à votre avis, quelle est la chose la plus évidente à faire pour fêter ça ?  :)

Depuis combien de temps prépares-tu le projet ?

J’ai commencé à vraiment écrire le film il y a cinq mois environ, mais je n’ai fait que mettre sur papier les différentes idées que j’ai eues pendant ces dix dernières années. En soi, j’avais déjà 70% du film en tête sans rien n’avoir écrit. J’ai beaucoup de chance actuellement car tout le monde rêverait de mettre en scène une histoire sur son attraction préférée et je vais pouvoir le faire grâce à tous les gens qui me soutiennent.

Un indice sur la façon dont tu souhaites aborder l’histoire et la réalisation ?

D’accord, je vais vous donner un indice : l’histoire se passe trente ans ans après qu’un terrible tremblement de terre ait ravagé la ville de Thunder Mesa et que le manoir n’ait pas donné le moindre signe de vie. Les personnages vont devoir faire des choix, remettre en cause leurs convictions, avoir le sens du sacrifice pour les autres, et aussi apprendre à pardonner.

Sur quel support ton court métrage sera-t-il disponible ? Envisages-tu de le traduire et de l’exporter dans d’autres pays comme aux États-Unis par exemple ?

Et bien sachez chers amis que si tout se passe bien, il sera tourné entièrement en anglais avec des sous-titres en français, et ce pour plusieurs raisons :

  • D’abord pour la portée internationale (en particulier pour les fans de la Haunted Mansion).
  • Ensuite, parce que j’aime cette langue et regarder des films en version originale.
  • Mais aussi et surtout parce qu’on parle de la Californie, de la ruée vers l’or, du Far West etc…  Faire ce film avec des acteurs Français ne serait pas crédible.

Pour ce qui est de son support final, il sera disponible sur Youtube, après qu’il soit diffusé dans de nombreuses projections privées. J’espère cependant vous proposer une version doublée en français, avec peut-être des doubleurs célèbres que j’aime beaucoup (si bien sûr, il nous reste encore du budget).

À l’écriture de cet article, ton financement participatif sur Ulule a atteint la totalité de son objectif (10 000 €). Pourra-t-on continuer à t’aider une fois l’objectif atteint ?

Bien sûr oui ! Comme nous avons atteint les 10 000€ en moins de quarante-huit heures, il n’est pas impossible que d’ici quarante-cinq jours, nous ayons finalement atteint le double de cette somme.  Et si c’est le cas, des scènes que j’avais initialement supprimés de mon scénario pourront quand même revenir et être réalisés !

Tout ça en plus du confort incroyable que cela pourrait nous apporter. Car je dois être honnête avec vous, au vu des moyens qu’on voudrait mettre pour ce court-métrage, la somme de 10 000€ aurait été assez serrée pour le réaliser.

Parmi les contreparties proposées sur le financement participatif, vous pouvez recevoir (à partir de 20 €) votre authentique certificat de producteur signé à la main et estampillé d’un cachet de cire avec la mention « Non Omnis Morirar », la devise du manoir.

Es-tu à la recherche d’acteurs, de figurants ou d’artistes/techniciens ?

J’aurais surtout besoin de lieux de tournage. Pour cela, je vous donne rendez-vous prochainement sur ma chaine Youtube, car nous produirons une vidéo qui expliquera tous nos besoins. Pour ce qui est des acteurs et des actrices, nous allons prendre des personnes qualifiées britanniques ou américaines.

Tu as mentionné dans ta vidéo de présentation que tu ne souhaites plus tourner à Disneyland Paris ? Pourquoi ce choix ?

Je n’ai pas dit que je ne voulais plus tourner à Disneyland, mais que nous ne le ferons pas. Ce n’est pas l’envie qui manque d’y revenir tourner, mais on parle ici d’un gros projet avec un budget important. Il y a donc une portée professionnelle qui ne me permet pas de tourner dans le parc sans autorisation. Et de toute façon, le temps qu’on arriverait à avoir le droit de tourner chez eux, on aurait déjà eu le temps de faire toute une trilogie.

As-tu une date de sortie en prévision si le projet se valide ?

J’aimerais beaucoup projeter la première séance privée le 31 octobre 2021 (ou 2022 ?), mais avec le COVID-19 et les aléas qui se produisent très souvent sur les projets, impossible pour nous de savoir si nous pouvons tenir une date.

Par contre, c’est une autre histoire pour la sortie publique sur Youtube car nous allons d’abord voir si le projet a ses chances de recevoir des prix en festivals.

Merci infiniment à Johan d’avoir répondu à toutes nos questions. En attendant de pouvoir découvrir Phantom Manor – The Bride’s song, vous pouvez toujours soutenir le projet jusqu’au 15 mars 2021 et suivre son avancée sur sa chaîne Youtube et sa page Facebook.

https://fr.ulule.com/phantom-manor-le-film/

Teaser du projet.

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For more than ten years, he’s making dreams for us thanks to his short films such as Le Vrai Disneyland, Big Thunder Mountain – Gold is Back! or the Ratatouille and Fête Givrée commercials. Today, we are pleased to dedicate this new article of Interview With to Johan Souply, director and producer for the entertainment world. The opportunity for him to present us his brand-new project that sure make many fans of the manor happy, Phantom Manor – The Bride’s song.

Can you introduce yourself and tell us more about your career?

Hello, my name is Johan, I’m 29 years old and I’m a director.  During my audiovisual studies, I started making short films about my favorite parks. Today, I’m working on projects that are there to making dreams or telling stories.

How did your passion for cinema and filmmaking come from?

The first movie I remember seeing in the cinema was Titanic at the age of five and then later, Terminator 2 on television. Since then, I’ve tried as much as possible to create my own films and then combined this passion with that of theme parks.

How did you know the Disney universe and Disneyland Paris?

I went to « Euro Disney » for the first time when I was also five years old. In the evening, when we left the park, I told to my parents that I wanted to live and work there later. And twenty-five years later, I realized my dream and I haven’t changed my ambitions since then.

How did you first discover Phantom Manor?

I also discovered Phantom Manor during this first visit. It is also the only thing I can still remember from that visit. The ballroom was the most surreal thing I had ever seen. I couldn’t even see the floor because it seemed so big. 

What is it about this attraction that fascinates you so much years later?

That’s a good question. It’s the first piece of art that made me want to write and imagine to build things. I found it incredible that just with paint, light and music, you can make us feel that a tragic story took place here without telling it to us directly.  Just looking at the mansion from the outside lets us imagine a lot of things. This attraction emanates emotions similar to those of a movie.

Do you have a favorite scene and character?

My favorite character is Henry Ravenswood of course because, just like Darth Vader, he is a great villain whose past seems to be full of elements that we have to imagine ourselves.

As far as the scenes are concerned, I particularly like the concept of the room that stretches and reveals secrets through the paintings. The gargoyles that surround us and look at us seem to know what is going to happen, their expressions and position are very powerful and make no one indifferent. We feel like we are in a tomb where we are watched by those still up above. This scene tells a lot and leaves a huge space for interpretation and feeling in each of us.

Released in 2016, Gold is Back! celebrated the grand re-opening of Big Thunder Mountain after more than a year of closure.

We know that you were able to discover the new version of the attraction when it reopened and that you have probably been able to explore it many times since then. What do you think of the new story that is being told today?

It’s pretty scary to think that they’re going to rewrite the work that inspires you most personally, but I trusted the Disney teams.  Today, I find that the attraction tells its story much better (although I prefer the previous one). Someone who discovers it for the first time can come out of it with a good understanding of what’s going on.

There are a lot of things I don’t like in the new version, but on the other hand, I find that the portraits in the gallery and in the stretch are much better than before because a lot of the elements were not so used to tell the story but just to tell us « look it’s strange isn’t it? ».

I’ll give you an example: in the old painting where Melanie was walking in the water, why there was a huge monster looking like a lizard trying to catch her? It didn’t serve the story of the mansion well enough. And I’m not even talking about the old script of the accompanying voice, which told us outright not to be afraid, because « it’s just an optical effect ».  Luckily, he didn’t tell us either, « and these… are Audio-animatronics linked to a hydraulic circuit ». So, I’m personally happy to have known these two versions, each with its strong and weak points.

Video presenting the crowdfunding proposed by Johan (subtitles available).

Many of our readers have certainly discovered you through your short films like Phantom Manor movie (your first video on Youtube), RAVENSWOOD MANOR – Trailer HD or more recently LE VRAI DISNEYLAND. How did you approach these projects at the time and how did your experience since then lead you to direct now Phantom Manor – The Bride’s Song?

At the time, I wanted to implement my ideas no matter what. And I always managed to find compromises that would allow me to put into images what I wanted (even if it meant seeing a bit of the faking). But today it’s different, because being a professional, seeing the faking is very badly seen.

So, I can no longer show my ideas to just a few Internet users, so I have to make them credible for everyone, including companies and professionals.  This is where the money comes in, because to make a film that is a minimum credible, it requires a lot of money.

Four years ago, LE VRAI DISNEYLAND invited us to refind our childhood soul.

How did you get the idea of making this project?

It came to me because it’s been ten years now since the Phantom Manor trailer was released. And in your opinion, what’s the most obvious thing to do to celebrate that? :)

How long have you been preparing it?

I started to really write the movie about five months ago, but I just put on paper the different ideas I’ve had for the last ten years. In itself, I already had 70% of the film in mind without having written anything. I’m very lucky right now because everyone would dream of directing a story about their favorite attraction and I’m going to do that thanks to all the people who support me.

Any hint on how you would like to approach the story and directing?

Okay, I’ll give you a clue: the story is set thirty years after a terrible earthquake devastated the town of Thunder Mesa and the mansion hasn’t given a sign of life. The characters will have to make choices, question their beliefs, have a sense of sacrifice for others, and also learn to forgive.

On what medium your short film will be available? Do you plan to translate it and export it to other countries such as the United States for example?

Well, if all goes well, it will be shot entirely in English with French subtitles for several reasons:

– Firstly, for the internationals (especially for the fans of the Haunted Mansion).

– Secondly, because I love the language and watch movies in their original version.

– And most importantly because we talk about California, the gold rush, the Old West etc…  Making this film with French actors would not be credible.

As for its final platform, it will be available on Youtube, after it has been shown in many private screenings. However, I hope to offer a dubbed version in French, with maybe some famous dubbers that I like very much (if of course, we still have some budget left).

At the time of writing this article, your crowdfunding on Ulule has reached its full objective (10 000 €). Can we continue to help you once the goal has been reached?

Of course, you can! Since we reached the objective in less than forty-eight hours, it is not impossible that in forty-five days, we may finally reach double that amount.  And if it’s the case, some scenes that I had initially deleted from my script may still come back and be directed!

All this on top of the incredible comfort that this could bring us. Because I have to be honest with you, considering the means that we would like to put in for this short film, the sum of 10 000 € would have been tight enough to making it.

Among the rewards offered on the crowdfunding, you can receive (starting at 20 €) your authentic producer’s certificate signed by hand and stamped with a wax stamp with the words « Non Omnis Morirar », the motto of the manor.

Are you looking for actors, extras or artists/technicians?

I would especially need locations. For that, I’ll see you soon on my Youtube channel, because we’ll produce a video explaining all our needs. As far as actors and actress, we’ll work British or American people.

You mentioned in your presentation video that you don’t want to shoot at Disneyland Paris? Why this choice?

I didn’t say that I don’t want to shoot at Disneyland anymore, but that we won’t do it. It’s not that I don’t want to come back to shoot there, but we’re talking about a big project with a big budget. So there’s a professional scope that doesn’t allow me to shoot in the park without authorization. And in any case, by the time we’d get the right to shoot at their place, we’d already had enough time to do a whole trilogy.

Do you have a release date?

I would love to do the premiere on October 31, 2021 (or 2022?), but with COVID-19 and the difficulties that very often occur on projects, it is impossible for us to know if we can hold a date.

However, it’s another story for Youtube because we will first see if the project has a chance to receive awards in festivals.

Thank you very much to Johan for answering all our questions. While waiting to discover Phantom Manor – The Bride’s song, you can still support the project until March 15, 2021 and follow its progress on its Youtube channel and Facebook page.

https://fr.ulule.com/phantom-manor-le-film/

Teaser of the project.
Kat Cressida & Jimmy Mulligan Charity Fund

Constance Hatchaway Charity Fund – Try to win a special SIGNED LITHOGRAPH & a SIGNED FUNKO POP!

Phantom Manor Legends s’associe avec les artistes Kat Cressida et Jimmy Mulligan pour la promotion de leur collecte de fonds Constance Hatchaway Charity Fund à destination de l’association caritative en partenariat avec Disney, Give Kids The World.

Depuis 1986, Give Kids The World aide les enfants atteints de maladies graves en les accueillant gratuitement pendant une semaine en Floride pour un séjour de rêve avec leur famille.

Pour cette occasion, un concours exceptionnel est mit en ligne dès aujourd’hui et jusqu’au 18 Janvier 202110 chanceux parmi les donateurs auront peut-être la chance de gagner une lithographie peinte à la main par Jimmy Mulligan, artiste estampillé Disney et signée par lui-même.

Un exemplaire de la Funko Pop Constance Hatchaway est également à gagner. Celle-ci a été vendue l’année dernière à l’occasion du 50e anniversaire de la Haunted Mansion en Californie et est depuis devenu introuvable. Celle-ci sera signée par Kat Cressida, l’artiste ayant prêté sa voix à Constance Hatchaway, la célèbre mariée de la Haunted Mansion.

Les règles de participation sont les suivantes :

  • Suivez Kat et Jimmy sur leur compte Instagram (@KatCressida@MulliganJimmy)
  • Aimez la publication de votre choix sur Instagram (selon le cadeau que vous souhaitez gagner).
  • Taguez 2 amis sous cette publication Instagram.
  • Faites un don de 5$ (USD) sur le site GoFundMe où la collecte de fonds est réalisée.
    • Les dons réalisés seront remis directement à l’association caritative en partenariat avec Disney « Give Kids The World » qui aide les enfants malades et orphelins.

Les gagnants seront sélectionnés le 18 Janvier 2021, date de fin du concours. Merci pour votre soutient et bonne chance à tous !

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Phantom Manor Legends is partnering with artists Kat Cressida and Jimmy Mulligan to promote their Constance Hatchaway Charity Fund for Give Kids The World, one of the main Disney charities for sick children.

Since 1986, Give Kids The World has been helping sick children by welcoming them for free dream vacation in Florida with their family.

For this occasion, an exceptional contest is put online from today until January 18, 2021 where 10 lucky donors may have the chance to maybe win a hand painted lithograph by the Disney artist Jimmy Mulligan and signed by himself.

The Constance Hatchaway’s Funko Pop will also be to be won. It was sold last year for the 50th anniversary of the Haunted Mansion in California and has since became unavailable. It will be signed by Kat Cressida, the artist behind the voice of Constance Hatchaway, the bride of the Haunted Mansion.

These are the rules of participation:

  • Follow Kat and Jimmy on their Instagram account (@KatCressida & @MulliganJimmy).
  • Like the photo of your choice on Instagram (depending on the gift you wish to win).
  • Tag 2 friends under this Instagram publication.
  • Make a donation of 5 $ (USD) on the GoFundMe site where the charity fund takes place.
    • Donations made will be given directly to the charity in partnership with Disney « Give Kids The World » which helps sick and orphaned children.

The winners will be selected on January 18, 2021, at the end date of the contest. Thank you for your support and good luck to all!

Vincent Price and the Phantom

Est-il encore nécessaire de présenter cette icône du cinéma d’épouvante qu’est l’acteur Vincent Price ? Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce monsieur, je vous invite à consulter sa biographie et sa filmographie avant de lire cet article car nous n’allons pas revenir en détails sur sa vie. Je rappellerai simplement qu’il a débuté au théâtre avant de faire du cinéma et que sa carrière a vraiment décollé dans les années 50. C’est à cette période qu’il a commencé dans le registre de l’horreur et a connu le succès grâce à son charisme, son physique élégant et à sa voix particulière. Sa popularité a explosé dans les années 60 grâce à ses rôles de dandys ténébreux et meurtriers dans des séries B horrifiques. Ses collaborations avec des chanteurs célèbres comme Michael Jackson et Alice Cooper lui ont donné un nouveau souffle dans les années 80 en le faisant davantage connaître auprès du jeune public. Dans la dernière partie de sa vie, ses apparitions cinématographiques vont se faire plus discrètes mais il a continué de prêter sa voix pour divers projets dont notre cher Manoir à Disneyland Paris.

La voix de Vincent Price est l’un des éléments les plus précieux du patrimoine de Phantom Manor. Sa participation à l’attraction est un fait bien connu des fans Disney même si la narration qu’il avait enregistrée a été retirée deux mois après l’ouverture en 1992. Si il a été remplacé par l’audio de Gérard Chevalier, c’est parce que le public francophone ne comprenait pas ce qu’il disait. Pendant 27 ans, seul son rire machiavélique est resté pour incarner le personnage du Phantom. Mais la réhabilitation de 2018 a restauré quelques-unes de ses lignes de dialogue et certaines étaient jusqu’alors inédites. Ce grand retour a été salué par tous comme un hommage à l’acteur et à la version originale de Phantom Manor. Il y a toujours eu une forme de respect général pour sa performance et la réintroduction de sa voix dans le ride offrait enfin une chance à une nouvelle génération de l’entendre.

Les parcs Disney sont conçus de manière quasi cinématographique alors il n’est pas rare que des gens issus du domaine du cinéma soient impliqués dans leur création. C’est le cas de beaucoup d’Imagineers comme par exemple Marc Davis, Claude Coats et Ken Anderson qui étaient directement issus du département d’animation de Disney. Walt a confié ses projets à des personnes de confiance qu’il considérait talentueuses et elles les ont menées à bien, même après sa mort. C’est à eux que l’on doit des attractions classiques et intemporelles comme The Haunted Mansion. En plus d’avoir été conçu par des gens du cinéma, le ride a aussi bénéficié de la participation d’acteurs pour donner une voix à ses personnages. Ainsi les comédiens Paul Frees et Eleanor Audley ont été choisis pour doubler respectivement le Ghost Host et Madame Leota. Leurs performances vocales ont grandement contribué à leur donner une personnalité au point d’en être devenues indissociables. Puisque qu’il fallait tout refaire pour Phantom Manor des décennies plus tard, y compris les audios, pourquoi ne pas attacher à ce projet une nouvelle performance mémorable ?

A la fin des années 80, alors que Phantom Manor était en cours de développement, l’Imagineer Christian Hope et le musicien Marco Monahan ont réalisé une bande démo pour la musique et les effets sonores sous la direction de Greg Meader. Afin d’accommoder le public multilingue européen, le son devait grandement contribuer à raconter l’histoire de l’attraction. Meader a utilisé le rire de Vincent Price qui figure dans la chanson Thriller (1983) de Michael Jackson pour accompagner les apparitions du Phantom. Cette performance résonne dans la culture populaire et collective comme l’archétype du rire diabolique des méchants de fiction, affichant clairement la nature du personnage. Suite à l’écoute de cette démo, les Imagineers ont trouvé que l’interprétation de Price s’accordait tellement bien à leur vision qu’ils ne voyaient que lui pour interpréter ce rôle. Ils ont donc contacté l’acteur qui a accepté de prêter sa voix. Price avait déjà participé à un projet de la firme Disney en ayant doublé le professeur Ratigan, l’antagoniste du film d’animation ‘Basil, Détective Privé’, sorti en 1986. Il a d’ailleurs confié qu’il avait beaucoup aimé ce personnage et cette expérience de voice acting.

Si le rattachement de Vincent Price à Phantom Manor s’est fait par l’intermédiaire du hit Thriller, en plus de la popularité de la chanson, c’est potentiellement parce que les Imagineers étaient en contact avec Michael Jackson pendant la conception du parc français. Tim Delaney, chargé de la conception de Discoveryland a travaillé avec lui car il était la star de l’attraction Captain EO. Michael ne s’est d’ailleurs jamais caché d’être un grand fan de Disneyland. Et Price ayant déjà eu une expérience avec Disney, il y a ainsi peut-être eu une association de pensées et de références culturelles ayant amené à cette tournure des évènements.

Ne pouvant directement réutiliser le son de Thriller pour des questions de droits et souhaitant avoir une plus grande variété de tons, les Imagineers ont organisé une nouvelle session pour réenregistrer des rires de Vincent Price. Ces enregistrements multiples devaient pouvoir s’adapter aux différentes scènes de l’attraction. Et tant qu’à avoir une immense star avec une voix incroyable attachée au projet, Jeff Burke, le Show Producer de Phantom Manor en a aussi profité pour faire de lui l’hôte du ride. Le speech du Ghost Host à été réécrit pour cette nouvelle version par Craig Fleming et Thierry Benizeau, en anglais et en français. Les sessions d’enregistrements se sont déroulées au printemps 1990 aux studios de Glendale. Price devait initialement réciter son texte en français, mais après trois heures et demie d’essais, ayant des difficultés avec la prononciation, les Imagineers lui ont finalement donné le script en anglais qu’il boucla en seulement deux prises.  Pour l’inspirer, Jeff Burke lui a montré des illustrations du manoir et l’acteur aurait déclaré « Je m’y sens comme chez moi ! ». La session s’est terminée par l’enregistrement d’environ sept variations différentes de son rire iconique, laissant toute l’équipe admirative. Il avait, à ce moment-là, des concepts arts représentant le Phantom sous les yeux pour qu’il visualise le personnage et se l’approprie. Le cachet de Vincent Price pour cette performance s’élevant à 10 000 dollars, Craig Fleming a plaisanté « On peut dire que le Phantom a un rire qui vaut  10 000 dollars »

C’est sans conteste que l’on peut affirmer que l’interprétation de Vincent Price a contribué de façon importante à la création du Phantom, mais se résume-t-elle seulement à sa voix ? Le personnage était déjà conçu avant l’intervention de l’acteur, mais cependant, quand on regarde la filmographie de cette légende du cinéma horrifique, on pourrait se demander si elle n’a pas aussi influencé l’antagoniste de Phantom Manor. A partir de maintenant,  le contenu de cet article va devenir purement hypothétique alors que nous allons explorer quelques long métrages avec Price qui ont peut être inspiré les Imagineers de près ou de loin.

Tout au long de sa carrière, Vincent Price a incarné des figures autoritaires, mystérieuses et cruelles comme peut l’être le Phantom/Henry Ravenswood. C’est d’ailleurs sous les traits de l’acteur que les fans se le représentaient souvent avant que la réhabilitation de 2019 ne lui donne officiellement un visage. Dans ses films, Price apparaît toujours habillé de façon élégante et on peut même le voir revêtir parfois des chapeaux haut de forme et des longs manteaux typiques du style victorien comme dans ‘Le Château du Dragon ‘ (Dragonwyck, 1946) ou ‘Le Croque-mort s’en mêle’ (1964). Tour à tour aristocrate cynique, maître d’un domaine hanté ou criminel chic, le genre gothique lui colle à la peau. L’apparence et le caractère de certains de ses personnages auraient-ils inspiré un peu Monsieur Ravenswood ?

Si influence visuelle il devait y avoir, la plus probable serait celle qui vient directement de la firme aux grandes oreilles en la personne de Ratigan. ‘Le Grand Génie du Mal’ : un équivalent du professeur Moriarty, l’ennemi de Sherlock Holmes, qui malgré ses bonnes manières peut aussi s’avérer être un monstre sadique. C’est un leader avide de toujours plus de pouvoir et de richesse qui n’éprouve aucun regret à tuer ses adversaires comme ses sbires. Et c’est l’interprétation de Price qui fait de lui un méchant Disney mémorable en lui ayant insufflé à la fois une certaine classe et une terrible cruauté.

Autre étrange similitude, ‘Madhouse’. Dans ce film de 1974 réalisé par Jim Clark, Vincent Price partage l’écran avec une autre icône du cinéma d’épouvante, Peter Cushing.  Il interprète Paul Toombes, une star de films d’horreur tombé en dépression après l’assassinat de sa compagne. Une décennie plus tard, Toombes reprend sa carrière et son célèbre rôle de ‘Doctor Death’ pour une série télé produite par son rival. Mais le tournage est perturbé par une série de meurtres commis par un mystérieux tueur portant le costume du Doctor Death. Les premières incarnations du Phantom sur les concepts arts et en tant que live character ne sont pas sans rappeler cette figure vêtue de noir au masque en forme de crâne.

La filmographie de Price partage les mêmes références que The Haunted Mansion, et par extension, Phantom Manor à un niveau littéraire, cinématographique et parfois même, thématique. L’acteur a joué dans des adaptations de nouvelles d’Edgar Allan Poe (Le Corbeau, Le Masque de la Mort Rouge, La Chute de la Maison Usher…) qui sont à l’origine de certains personnages et scènes dans les attractions. Ses films ayant pour cadre des maisons hantées, ‘House on Haunted Hill’ (1959) étant le plus connu, ont peut être été dans la liste des œuvres qui ont servi d’inspiration aux Imagineers afin de créer l’ambiance et les décors. Dans le genre de l’épouvante, le lieu a très souvent une forte identité et tient un rôle central dans l’intrigue. En tout cas, le comédien, habitué aux décors effrayants, n’a pas été dépaysé avec Phantom Manor.

 ‘L’homme au Masque de Cire’ (1953) réalisé par André de Toth a marqué un tournant dans la carrière de Vincent Price. Ce film, qui est le premier long métrage sorti au cinéma en 3D, l’a révélé au grand public dans le registre de l’épouvante et il a décroché là son premier rôle principal important. Il est ici Henry Jarrod, un sculpteur talentueux qui a ouvert son musée de cire avec son associé, Matthew Burke. Quand ce dernier le trahit et met le feu à ses chères créations pour toucher l’assurance, l’artiste disparaît après avoir été gravement brûlé. Jarrod fait son retour des années plus tard, handicapé en incapable de sculpter. Il ouvre un nouveau musée de cire qui cette fois présente principalement des scènes de tortures et d’assassinats. Le public vient admirer ses sculptures incroyables de réalisme alors qu’au même moment, des personnes commencent à disparaître et des corps sont volés à la morgue. Le premier travail d’Henry après l’incendie a été d’éliminer son ancien associé en le pendant dans un ascenseur, faisant passer cet acte pour un suicide. Il reconstitue ensuite cette scène dans son musée des horreurs. Voici le secret du réalisme des sculptures: les statues sont en fait de vraies personnes qu’il a tuées et enduites de cire. Quand Henry Jarrod commet ses crimes, il revêt un habit et un chapeau noir et montre sa véritable apparence. Son horrible visage est, le reste du temps, caché sous un masque de cire lui donnant l’air normal et il feint le handicap pour ne pas éveiller les soupçons. Après la disparition de son amie, une jeune femme nommée Sue Allen va reconnaitre son visage sur une des statues du musée. Jarrod commence à développer une obsession pour elle parce qu’elle ressemble étrangement à sa création la plus chère, détruite dans l’incendie de son ancien musée.

Un certain Henry qui pend un rival dans un ascenseur et expose son corps aux yeux du public ne vous rappelle-t-il rien ? Le scénario mettant en scène un homme qui cache sa difformité derrière un masque et obsédé par une jeune fille n’est pas sans évoquer le Fantôme de l’Opéra dont Phantom Manor est aussi inspiré. Ce film montre d’ailleurs une scène de démasquement marquante qui n’a rien à envier aux adaptations du roman de Gaston Leroux. Dans le même genre, ‘L’abominable Docteur Phibes’ (1971) mettra aussi en scène Vincent Price sous les traits quasi squelettiques d’un homme qui tue par vengeance et pour une femme.

Price n’a jamais caché son affection pour le registre du macabre et les personnages de méchants. Il aurait sans nul doute apprécié Phantom Manor mais l’acteur n’a hélas jamais eu l’occasion de le voir car il est décédé en Octobre 1993. En revanche sa fille Victoria, grande protectrice de l’héritage de son père, a visité l’attraction et a vu sa nouvelle version en 2019. Bien que ce ne soit pas sa performance la plus connue, le Phantom a été l’un des tout derniers rôles de Vincent Price. Même après sa mort, sa voix légendaire continue de résonner quelque part, provoquant l’effroi ou l’admiration comme ses rôles au cinéma l’ont fait. Et pour toujours, il restera le Phantom dans nos cœurs car, plus que de lui avoir donné une voix, il lui a donné une aura intemporelle.

#Galaad Spectre

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Vincent Price and the Phantom

Is it still necessary to introduce the iconic horror movie actor Vincent Price ? For those who aren’t familiar with the man, i invite you to take a look at his biography and filmography before reading this article because we aren’t going to dig deep in the details of his life. Let’s simply recall that he began his career on stage before becoming a movie actor and that his career really took flight in the 50’s. At that time, he started to star in the horror genre and he owes his success to his charsima, his elegant look and his peculiar voice. His popularity grew in the 60’s thanks to his roles of dark and murderous dandys in B movies. His collaborations with famous singers like Michael Jackson and Alice Cooper gave him a new audience in the 80’s and he was introduced to a younger public. During the last part of his life, his movies apparitions rarified but he continued to lend his voice to various projects like our dear manor at Disneyland Paris.

The voice of Vincent Price is one of the most precious elements from Phantom Manor’s heritage. His participation to the attraction is a well known fact from Disney fans, even if the narration he recorded was removed two months after opening day in 1992. He was replaced by the french audio of Gérard Chevalier because french speaking guests didn’t understood what he was saying. For 27 years, only his maniachal laughter remained to portray the character of the Phantom. However, the 2019 reburbishment brought back some of his lines and some of them were exclusive until then. This return was acclaimed by all as an hommage to the actor and the original version of Phantom Manor. There always was a sort of general respect for his performance and having his voice back into the ride gave a it chance to be heard by a new generation.

As Disney parks were conceived in an almost cinematographic way, it’s common from people coming from this domain to be involved in their creation. It was the case for many Imagineers like Marc Davis, Claude Coats and Ken Anderson who came right from Disney’s animation department. Walt put his projects in the hands of trustworthy people he considered as talented and these persons acheived them with care, even after his death. We owe classic and timeless rides such as The Haunted Mansion to them. More than being created by people who worked in moviemaking, the ride also benefited from the participations of actors to portray the characters. So actors Paul Frees and Eleanor Audley has been chosen to became the Ghost Host and Madame Leota. Their vocal performances highly contributed to flesh out the characters to the point that the ghost and the voice became inseparables. As everything needed to be redone decades later for Phantom Manor, audios included, why not attach another memorable performance to that project ?

In the late 80’s, as Phantom Manor was in development process, Imagineer Christian Hope and musician Marco Monahan made a demo soundtrack for the ride under the direction of Greg Meader. The sound should help a lot to tell the story of the attraction to accomodate the multilingual european audience. Meader used Vincent Price’s cackle from Michael Jackson’s 1983 song Thriller to accompany the appearences of the Phantom. This performance is considered to be the ultimate archetypal villain laugh in pop culture, clearly expressing the nature of such a character. Following the listening of that demo, Imagineers thought that Price’s performance fitted so well to their idea they only wanted him to play the part. They contacted him and the actor accepted to lend his voice. Price already worked for Disney by being the voice of Professor Ratigan, the villain from ‘The Great Mouse Detective’ animated movie released in 1986. He confessed he really enjoyed to play this part and the voice acting experience.

If the link between Vincent Price and Phantom Manor was made thanks to Thriller, more than the song’s popularity, it’s maybe because Imagineers were in contact with Michael Jackson during the french park’s conception. Show producer of Discoverlyand Tim Delaney worked with the star on the attraction Captain EO. Michael also never hide he was a big Disneyland fan.  Price already having an experience with Disney, there maybe was an association of ideas and cultural references leading to how these events turned to be.

Imagineers couldn’t directly use the Thriller sound for copyright reasons and, as they whished to have a wider variety of tones, they organized a new recording session of Vincent Price’s laughters. The multiple recordings should be adapted to differents scenes in the attraction. Making the most of such a star with an incredible voice, Show Producer Jeff Burke also made him the ride’s host. The Ghost Host’s speech has been rewritten by Craig Fleming and Thierry Benizeau in french and english for this new version. Recording sessions took place at Glendale studios in spring of 1990. Price had initially recited his text in french but after three-and-a-half hours of struggling with the pronounciation, Imagineers gave him the english version which he did in only two takes. Jeff Burke showed him some drawings of the manor to inspire him and the actor said «Feels like home !». The session ended with the recording of half a dozen variations of his iconic laugh. At that moment, he had  concept arts of the Phantom in front of him to help him get in the mood. Vincent Price’s fee for this performance was ten thousand dollars, so Craig Fleming joked that ‘The Phantom has a ‘ten-thousand-dollar laugh.’

We can attest for sure that Vincent Price’s interpretation highly contributed to the creation of the Phantom, but was it only thanks to his voice ? The character was already conceived before the actor’s intervention but, when we look at the filmography of this horror legend, we can ask ourselves if it didn’t influenced Phantom Manor’s villain as well ? From now on, this article’s content will be purely hypothetical as we are going to explore some Price’s movies that may have inspired Imagineers.

During his whole career, Vincent Price has played authority figures, cruel and mysterious men like the Phantom/Henry Ravenswood can be. Fans often depicted him under his living form in the likeness of the actor before the 2019 refurbishment officially gave him a face. In his films, Price always appear in  dapper outfits, sometimes even with top hats and long coats in the style of victorian fashion like in ‘Dragonwyck’ (1946) or ‘The Comedy of Terrors’ (1964). Cynical aristocrat, Master of an Haunted domain or elegant serial killer, the Gothic is always near. Did the look and behavior of his characters ended up by inspiring a bit Mister Ravenswood ?

If there should have been visual influences, the most probable one directly comes from the house of mouse : Ratigan. ‘The Greatest Criminal Mind’, an equivalent of professor Moriarty, Sherlock Holme’s nemesis, who, despites his good manners can be a sadistic monster. He is a leader hungry for power and money who have absolutely no regret to kill his ennemies like his henchmen. Price’s interpretation makes him a memorable Disney villain by giving him some class and cruetly at the same time.

Another strange similarity : ‘Madhouse’. In this 1974 Jim Clark film, Vincent Price shares the screen with another horror icon, Peter Cushing. He plays the part of Paul Toombes, a horror movie star who suffered a mental breakdown after the murder of his fiancée. A decade later, Toombes reprise his carrer and his famous role of ‘Doctor Death’ for a TV show produced by his rival. But the production is disturbed by a serie of crimes commited by a mysterious killer wearing Doctor Death’s costume. The early looks of the Phantom on the concept arts and as a live character remind of this black figure with a long coat, hat and skull mask.

Price’s filmography shares some cinematographic, litterary and thematic references with The Haunted Mansion, and so, Phantom Manor. The actor starred in movies adaptations of Edgar Allan Poe’s novels (The Raven, Mask of the Red Death, The Fall of the House of Usher…) that influenced some characters and scenes in the rides. His movies featuring haunted houses, ‘House on Haunted Hill’ (1959) being the most famous one, may have been part of the list of works that inspired Imagineers for the sets and atmospheres. The location often have a strong identity in the horror genre as well as it plays an important part in the story. Anyway the actor was familiar with spooky places and Phantom Manor is one of them.

‘House of Wax’ (1953) directed by André de Toth marks a turn in Vincent Price’s career. This movie is the first 3D film that was released in theaters and revealed him in the horror genre as well as giving him his first noticeable main role. Here he plays Henry Jarrod, a talented sculptor who opened his wax museum with his buisness parter, Matthew Burke. When his partner betrays him and sets the museum on fire, destroying his dear creations for insurance money, the artist vanishes after being severly burned. Jarrod returns years later, disabled and unable to sculpt anymore. He opens a new wax museum that mainly focus on tortures, murder and horror scenes. The public is amazed by the realism of the figures as people and bodies in the morgue start to disappear. Henry’s first task after the fire was to kill his ex partner and hang him in an elevator, masquerading this as a suicide. This scene is then reproduced in his chamber of horrors. Here is the secret of his sculptures : they are the corpses of real people he murdered and covered in wax. Henry Jarrod wears a long black coat and hat when he commits his crimes. He also show his true likeness, usually hidden under a wax mask that perfectly reproduce his face. He pretend being in a wheelchair to not be suspected. After the disappearence of her friend, a young woman nammed Sue Allen recognize her as one of the museum’s wax statues. Jarrod starts to have an obsession with her because she eerily looks like his greatest creation from his previous exhibit that was destroyed in the fire.

A certain Henry that hangs a rival in an elevator and show his body for the public to see – seems familiar ? The scenario picturing a man hidding his deformity behind a mask and obsessed by a young lady is highly reminescent of The Phantom of the Opera which Phantom Manor is inspired as well. This film also have a memorable unmasking moment that has nothing to envy to Gaston Leroux novel’s movies adaptations. In the same genre, ‘The Abominable Dr Phibes’ (1971) also had Vincent Price as a half skeletal being that kills for vengeance and for a woman.

Price has never hidden his affection for the macabre and villains characters. He would have certainly loved Phantom Manor but sadly, he never get the chance to see it because he died in October 1993. However, his daughter Victoria, as a faithful keeper of her father’s legacy, has visited the attraction in 2019. Even if this is not his most famous performance, the Phantom was one of Vincent Price’s last roles. His voice lives on here and continues to scare or amaze spectators like he did in his movies. He will forever be the Phantom in our hearts because, more than giving him a voice, he gave him a timeless aura.

#Galaad Spectre

SOURCES :

https://www.vincentprice.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Price

http://www.ravenswood-manor.com/gregmeader.html

Phantom Manor, l’attraction décryptée – Jérémie Noyer et Mathias Dugoujon, 2019

Basil, Détective Privé, John Musker, ron Clemens, Walt Disney Pictures, 1986

House on Haunted Hill, William Castle, 1959

House of Wax, André de Toth, Warner Bros. Studios, 1953